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Les soins de santé menacés en Colombie

Les soins de santé menacés en Colombie

Dans les zones de conflit, pour une personne blessée ou malade, la vie est déchirée entre le manque d'accès à des services de santé adéquats et la présence d'acteurs armés. Isabel Ortigosa et Laura Aguilera / CICR

En 2020, l'accord de paix signé entre le gouvernement colombien et les FARC-EP (Forces armées révolutionnaires de Colombie – Armée populaire) aura quatre ans. Cet événement historique a représenté un énorme pas en avant pour le pays, mais pose également des défis supplémentaires pour les parties et la société civile dans son ensemble.

La réponse institutionnelle aux victimes a incontestablement été renforcée et les communautés ont renforcé leur capacité à se protéger et à défendre leurs droits.

Cependant, tout progrès réalisé est compromis chaque fois que la capacité de faire quelque chose d'aussi essentiel que de sauver des vies est attaquée. En 2019, nos équipes ont enregistré 218 cas d'agression contre des agents de santé et des établissements de santé, certains d'entre eux entraînant de graves violations du DIH.

La santé en danger Colombie CICR

De nombreuses régions du pays qui ont besoin d'un soutien accru n'ont pas encore récolté les fruits de l'accord signé. La présence de l'État y est encore trop fragile pour garantir la santé, l'éducation et les autres services de base nécessaires pour assurer des conditions de vie décentes.

Nous notons également avec préoccupation que la situation humanitaire précaire dans ces régions ne fait que fomenter la violence et renforce les économies illicites qui la soutiennent, comme le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale.

La recherche ou la prestation de soins médicaux est devenue un acte de courage dans des départements comme North Santander et Valle del Cauca. Premièrement, les établissements de santé sont rares et en mauvais état, dans les zones mêmes les plus touchées par le conflit et la violence armée. Deuxièmement, les menaces et les conditions de sécurité dangereuses empêchent souvent le personnel d'accomplir son travail.

Nous ne pouvons même pas commencer à calculer le nombre de maladies évitables, de complications médicales et de décès qui auraient pu être évités si un agent de santé n'avait pas été contraint de fuir ou qu'un centre de santé n'avait pas dû fermer ses portes par manque de ressources.

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